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Provins: Marché de Noël médiéval versus Covid-19

Et oui, cette année le marché de Noël médiéval de Provins ultra festif et très fréquenté, près de 60 000 visiteurs la saison dernière, n’aura pas lieu!

Ne sortez pas les mouchoirs, les Provinois vous le diront, tous sont heureux de voir cette tradition sauvée avec un marché de Noël covidisé.

Même si le maître mot est la sécurité sanitaire, Covid-19 oblige, l’esprit festif de Noël était présent ce 1er week-end de décembre. Les dizaines de milliers de visiteurs habituellement attendus devront prendre leur mal en patience.

Trois week-ends durant, les chanceux sont ceux vivants à proximité de la cité médiévale. Ils pourront profiter des étals de produits, exposés par des artisans et des commerçants régionaux pour faire leurs emplettes de fin d’année.

Les échoppes, disposés le long de la rue du Val en Ville Basse, accueilleront ces bienheureux ainsi que leurs enfants.

Ils trouveront aussi bien de quoi se désaltérer, chocolat chaud, vin chaud sur place ainsi que des petites gourmandises à déguster!

Les beaux cadeaux à offrir sont également de la partie: bijoux, décoration, vins, champagnes, confitures…

En vous baladant sur le marché, rue du Val, vous aurez peut-être comme moi le plaisir de croiser une passionnée par l’art de la dentelle, Niniel, auto-entrepreneur, Les fils Etincelants. Elle partage avec nous son amour pour cet art à travers cette présentation.

Petite histoire du patrimoine, Art de la Dentelle

Comme vous pourrez le constater, la magie de Noël est toujours présente, sauvée par le père Noël, infatigable… Il accueille petits et grands les après-midi et continue à les faire rêver.

Deux remarquables sapins ont été disposés dans la cité, déco rouge et or pour la Ville Basse

Bleu et argent en Ville Haute.

Ni la place du Châtel ni la rue du Val n’ont à rougir, chaque sapin d’apparat est féerique !

Disposée sur le parvis de l’église Saint Ayoul, une couronne de l’Avent attend le visiteur pour y glisser une décoration de votre choix. Une belle initiative qui vous invite à un geste expressif et par là même poétique.

Certains resteront nostalgiques des danses Médiévales, de la patinoire en plein air et autres divertissements offerts habituellement par ce mois de Noël à Provins, pourtant la majorité est heureuse de profiter d’un des rares marchés de Noël maintenu cette année. Et pour beaucoup de visiteurs, ce 1er week-end a été une occasion de promenade dans le centre ville en écoutant les chants traditionnels de Noël.

Prendre le temps pour peaufiner ses cadeaux, saluer ses connaissances et surtout rencontrer le Père Noël, une visite agréable en somme.

Imene Sahbi, auteur blog Histoires près de Soi.

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Expos

Exposition Louvre « Le Corps et l’Ame ». De Donatello à Michel-Ange.

Tullio Lombardo, Jeune Couple (Bacchus et Ariane), Kunsthistorisches Museum de Vienne

Musée fermé jusqu’à nouvel ordre.

140 sculptures réunies au musée du Louvre, rue Rivoli dans cette exposition temporaire exceptionnelle pour nous faire ressentir l’émulation artistique de cette seconde moitié du XVème siècle italien. L’exposition « Le Corps et l’Ame » est un extrait de l’expression artistique de la Renaissance italienne qu’on peut apprécier jusqu’au 18 janvier 2021. Visitez cette exposition avant que ce trésor ne rejoigne le musée Castello Sforzesco à Milan. Alors n’hésitez pas, foncez.

En attendant, voici une courte vidéo Avant Goût d’expo disponible sur ma chaîne You Tube Histoires près de Soi!

Le Corps et l’Ame: une balade artistique offerte à tous !

On connaît trop bien la renommée des artistes florentins par ces grands noms, Donatello, Brunelleschi…; mais avec l’exposition « Le Corps et l’Ame », nous voyageons à travers toute la péninsule. Sculpter le corps humain pour mieux mettre en lumière le pathos et servir les émotions religieuses, ce souffle créatif se diffuse dans tous les grands pôles de l’Italie des petits Etats. Donatello, Michel-Ange sont les Muses vivantes de l’énergie créatrice manifeste sur tout le territoire. Elle fera dire à l’historien de l’art André Chastel que l’Italie du XVème siècle est « un grand atelier ».

Pour nous montrer les œuvres de ce « grand atelier » italien, c’est le fil conducteur des émotions humaines qui a été retenu par les 3 commissaires Marc Bormand, musée du Louvre ; Beatrice Paolozzi, musée Strozzi, Florence et Francesca Tasso, musée Castello Sforzesco, Milan. Je vous invite à regarder l’excellente vidéo du site Scribeaccroupi. Marc Bormand, commissaire de l’exposition, se propose de vous accompagner pour une visite virtuelle d’exception.

Mon top 6: Sculptures les plus « Waw »

Dans la catégorie « Fureur »

  • N°1 Le combat d’Hercule et du géant Antée, représenté par ce bronze d’Antonio Pollaiolo. Les mouvements des corps sont mis en relief, la multiplicité des perspectives est offerte par la sculpture. Pour mon plus grand émoi…
« Hercule étouffant le géant Antée » par Antonio del Pollaiolo – Musée national du Bargello (Florence)
  • N°2 Le bas-relief Bataille en bronze de Bertoldo di Giovanni, élève de Donatello. La représentation de ces scènes de bataille nous plonge dans le chaos des guerres d’Italie. L’entrelacement des corps renforce la tension, la force dans une expression d’un chaos organisé!
Bertoldo di Giovanni (vers 1440–1491). « Bataille ». Florence, Musée national du Bargello

Dans la catégorie « Grâce »

  • N°3 Le bas-relief représentant Sainte -Brigitte recevant la règle de son ordre de 1459. Agostino di Duccio met en avant la figure féminine par cet hommage aux vestales, personnages phare de l’art antique. On s’émeut de l’élégance des drapés qui met en valeur le charme doux de la figure féminine.
Agostino di Duccio. « Sainte Brigitte de Suède recevant la règle de son
ordre ». 1459. New York, Metropolitan Museum
  • N°4 Le bas relief Deux anges volants de l’atelier de Verrocchio. La délicatesse du mouvement des voiles s’harmonise avec le mouvement de l’aile angélique. On s’imagine facilement le vent soufflant délicatement sur ces drapés.

Andrea del Verrocchio et atelier.
Deux anges volants, vers 1480. Paris, musée du Louvre, département des Sculptures, legs de Madame Adolphe Thiers, 1881

Dans la catégorie « Douleur »

  • N°5 Le buste de Marie-Madeleine déplorant la crucifixion du Christ de Guido Mazzoni. C’est le thème de la passion du Christ qui se révèle avec cette sculpture, le corps dévoilant l’âme. Par les expressions faciales, la douleur est rendue « vive », universalisable. Elle nous renvoie à nos propres souffrances.
« Marie Madeleine » (1485-1489) par Guido Mazzoni (vers 1450-1518) – Musée d’Art médiéval et moderne (Padoue)
  • N°6 Cette sculpture poly-chrome d’une scène de déploration du Christ de Giovanni Angelo Del Maino. Ici encore, l’art du Quattrocento est au service du sacré. Il sert à émouvoir et convaincre le spectateur.

Giovanni Angelo Del Maino. Déploration du Christ, vers 1515-20. Bellano, église Santa Mart

Style « doux » ou « manière moderne  » avec la fin du Quattrocento

Le style « doux », c’est une nouvelle aspiration artistique: l’harmonisation des formes pour une représentation proche du divin. Avec le blanc du marbre, c’est une recherche d’un idéal de perfection vers lequel seront tournés les artistes italiens Benedetto da Maiano, Andrea della Robbia, ou encore à Rome, Raphaël et Michel-Ange. Il est celui qui opère une synthèse formelle qui intègre à la fois la connaissance scientifique des corps, un idéal absolu de beauté et la volonté de dépasser la nature par l’art.

  1. « Christ à la colonne » (vers 1510-1520) par Cristoforo Solari, dit il Gobbo – Cathédrale de Milan
  2. « Sainte Marie Madeleine pénitente » (vers 1495-1505) par Andrea della Robbia – Église San Iacopo (Lucques)
  3. « Mercure, inventeur de la lyre. Homme nu portant un fardeau » (vers 1501-1506) par Michel-Ange – Musée du Louvre

Ce qu’il faut retenir:

  • L’expression artistique par la sculpture se diffuse sur toute la péninsule italienne. Ces pôles urbains rayonnants mêlent le génie florentin aux particularités régionales.
  • En montrant une palette des pathos de l’Ame par l’expression sculpturale du Corps, l’ artiste rallie le spectateur.
  • Une fin de siècle dominé par Michel-Ange et le goût pour le style « doux », l’équilibre, la paix dans la représentation du corps comme mode d’inspiration.

Prenez le temps d’admirer la beauté de cette exposition du Louvre.

Accès fermé jusqu’à nouvel ordre.

Imene SAHBI

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